18 avril 2007

Richard Gere et une starlette indienne accusés d'obscénité pour des baisers

L'acteur américain Richard Gere et la starlette indienne Shilpa Shetty sont accusés en Inde d'actes obscènes pour s'être étreints et embrassés lors d'un gala contre le sida le week-end dernier à New Delhi, rapporte mercredi la presse.

Deux plaintes ont été déposées en justice après que des hindous eurent sillonné lundi des villes du sous-continent en brûlant des effigies de l'acteur américain.

Une plainte accuse les deux vedettes "d'acte obscène" en public et la seconde reproche à des chaînes de télévision indiennes d'avoir diffusé les images des baisers et étreintes entre M. Gere et Mlle Shetty, selon l'agence Press Trust of India (PTI).

Les plaignants dénoncent une "représentation indécente des femmes". En droit indien, l'obscénité est punie par deux ans de prison maximum et 2.000 roupies (33 euros) d'amende.

Le juge saisi, qui n'a pas engagé de poursuites, a demandé à la chaîne NDTV de lui fournir un enregistrement de la scène d'ici au 25 avril.

M. Gere avait serré Mlle Shetty dans ses bras et l'avait embrassée de nombreuses fois sur les joues.

Cette marque d'affection représente "toute l'indécence et la nudité que notre société ne peut pas tolérer", a affirmé un avocat des plaignants, cité par PTI.

Shilpa Shetty, 31 ans, est connue à l'étranger depuis sa victoire en janvier dernier au jeu télévisé britannique "Celebrity Big Brother", une émission qui avait déclenché une polémique internationale sur du racisme présumé anti-indien.

Le comportement de M. Gere, 57 ans, "est contraire à l'éthique indienne, ne touchez pas à nos femmes!", avaient scandé lundi des manifestants, exigeant de l'acteur qu'il présente des excuses.

En Inde, des courants hindous conservateurs sont réputés pour défendre la chasteté, dans un pays qui se délecte aussi de comédies musicales et de clips de Bollywood aux danses souvent suggestives.

Après son voyage agité en Inde, Richard Gere, s'était rendu mardi au Népal pour rencontrer des Tibétains réfugiés dont il défend la cause depuis 25 ans.

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